La soi-disant utopie du centre Beaubourg
Albert Meister
Postface d’Eric Dussert
Utopie aux accents libertaires, La soi-disant utopie du centre Beaubourg entrevoit la création d’une micro-société culturelle alternative sous les fondations du centre Pompidou, alors en construction. Artistes, militants, toute une faune de laissés pour compte autant que de curieux y affluent en quête d’une société autre, chargée de sens. Surfant sur les idéaux de Mai 68, le lieu d’expérimentation social trouve là un bel espace d’expérimentation : partage de tout, abandon des hiérarchies, sexualité libre, remise en question de l’alimentation, de la monnaie… Le sous-sol de Beaubourg foisonne, avec ses débats et ses désaccords constants. Seul principe acceptable : ne rien payer et voir venir ! Pourtant rien n’est simple, et les réunions d’organisation démontrent par le fait toutes les difficultés réelles de l’autogestion et de la mise en commun, sous le regard mi-amer, mi-amusé du narrateur.
Lucide dans sa vision, doté d’une véritable et salutaire auto-critique de ce milieu, Albert Meister égratigne tout le monde et propose un anti-système, fruit de l’expérience d’années de terrain. Pragmatique et ouvert, tout peut y être discuté, amélioré, remis en question. Son récit nous offre un véritable regard sur la société humaine, hors de tout parti-pris idéologique.
Le livre a connu plusieurs traductions en langues étrangères, notamment en espagnol et en italien (réédité en 2024 aux éditions Eleuthera).